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16
Avril

Ecriture à 20 mains d’un article sur le confinement :) !

Unis-Cité
Les volontaires allophones de l'équipe Coop'R vous propose un article écrit par leurs soins en atelier de français.
Ecriture à 20 mains d’un article sur le confinement :) !

Durant cette période de confinement, les moyens de réalisation de nos missions ont changé. Nous avons dû nous adapter. Voici comment ça se passe pour l’équipe COOP’R de Metz avec des textes rédigés par les allophones !

 

Pour Saboor, avant le confinement c’était bien parce qu’il pouvait aller à la salle de sport. Mais maintenant c’est très difficile à la maison parce que il n’y a pas de poids, pas de machine etc. « Donc je ne suis pas content parce que la salle de sport est fermée. Vous me manquez. ».

 

Pour Jamal c’est la façon de cuisiner et de faire les courses qui a changé. « Il faut d’abord mentionner la difficulté à amener les éléments essentiels. En fait, à chaque sortie, je suis obligé de remplir un formulaire qui s’appelle “attestation de déplacement”. Il me donne l’autorisation de sortir de chez moi. Ensuite, j’amène les éléments essentiels pour cuisiner. Mais il y a une différence ! Quand vous cuisinez pour manger et aller dans le jardin, ce n’est pas comme quand vous cuisinez pour manger et vous savez que vous ne pouvez pas sortir de chez vous dans le jardin, dans la rue ou je ne sais pas où. C’est un peu plus dur, je cuisine et je mange mais j’y ai moins de plaisir. Bref, la vie pendant le confinement n’est pas comme la vie sans lui. Même cuisiner, dormir sont différents. Nous devons avoir de la patience, ce n’est pas pour nous empêcher de nous amuser, c’est pour nous protéger, nous, notre famille, et tout le monde. ».

 

Muhiba, volontaire de Strasbourg, vous parle aussi de son confinement personnel en présentant sa famille. « J’habite chez ma mère. J’ai une grande sœur, deux frères et un petit frère. Nous vivons tous ensemble avec mes parents. J’ai aidé mon voisin à faire les courses, c’est aussi moi qui fais les courses pour ma famille. ».

 

Ce confinement a donc des conséquences, des changements sur les habitudes personnelles des volontaires mais aussi sur les tâches et missions de service civique. Les prochains volontaires vous présentent donc les adaptations qui ont été mises en place pour continuer la mission à distance.

 

Saron nous parle des ateliers de français :

Pour ce qui est des activités de français, nous restons toujours en lien grâce à l’application zoom. En ce moment, les francophones animent des ateliers de français pour les allophones. Chaque jour, une ou un francophone prépare des exercices de français, ils sont ensuite envoyés à notre coordinatrice, qui les vérifie, puis les envoie à chaque allophone. Les exercices sont adaptés par rapport au niveau des personnes. Les exercices sont différents chaque jour, ils sont par exemple en lien avec la culture française, des événements religieux…etc. C’est pour ça que c’est très intéressant. Enfin, quand les allophones ont envoyé tous les exercices, les francophones corrigent l’activité et la renvoie par mail.

 

Nasir raconte les webinaires :

Pour ce qui est de garder du lien entre tous les volontaires et les coordinateurs, des webinaires ont été mis en place. En moyenne, entre 2 et 5 conférences ont lieu quotidiennement, atteignant un maximum de 16 conférences par semaine. Les conférences couvrent une variété de sujets. De la littérature et de la philosophie à la musique et aux technologies de l’information et aux questions sociales. Chaque volontaire peut s’inscrire à la conférence de son choix. Cependant, l’inscription à deux conférences par semaine est obligatoire. Et en plus des coordinateurs, les volontaires peuvent également proposer des conférences.

 

En plus des webinaires, la plupart des volontaires gardent du lien grâce aux réseaux sociaux, c’est le cas de Mohamad, volontaire de Strasbourg “Je parle à mes collègues via WhatsApp ou Facebook, nous parlons de travail, ce à quoi tout le monde participe !”, “J’aime voir que mes amis et les autres équipes vont bien, cela me rend optimiste. Donc je travaille plus parce que j’aime travailler avec eux. “ Motivant, donc !

 

Comme pour cet autre volontaire, Mohsen, qui continue d’apprendre le français de chez lui : “Par rapport à avant la quarantaine, j’ai beaucoup plus de temps pour le faire. J’essaie de regarder des films français, ainsi que d’aller sur les médias sociaux et virtuels et lire des livres quand j’en ai envie !”

 

Nous avons aussi un goûter qui est organisé tous les Jeudis à 16h et qu’Ahmad vous présente.

Le goûter de 16 heures est une réunion significative où nous parlons tous, allophones et francophones de l’équipe Coop’R. Il est important que l’on reste tous en contact, même si nous ne sommes plus sur le terrain. C’est notre coordinatrice qui organise et anime les réunions. (Elle aime donner de « l’espoir aux volontaires »).

 

Vous l’avez donc compris, nous essayons au maximum de garder du lien et de réaliser nos tâches ! Nous avons tous hâte de pouvoir revenir travailler au local.

 

Article écrit par : Saron, Nasir, Mohamad, Mohsen, Ahmad, Saboor, Jamal, Muhiba, Wafia et Astrid

 

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