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Les associations face aux candidates et candidats à la présidentielle – événement du Mouvement associatif

Dans un « plaidoyer pour une politique de vie associative ambitieuse dans le cadre du prochain quinquennat » le Mouvement Associatif a demandé quant à lui aux candidats de « choisir l’intérêt général » avec 13 engagements pour les associations. Le Mouvement Associatif demande notamment (engagement n°5) de construire dans une logique interministérielle et avec les acteurs associatifs une stratégie nationale de l’engagement. Celle-ci portera sur la sensibilisation à l’engagement dès le plus jeune âge, et la création d’un parcours d’éducation civique à l’école, en lieu et place du Service national universel, ainsi que sur la facilitation de l’engagement tout au long de la vie, dans une logique de « parcours d’engagement ». le Mouvement Associatif demande aussi (engagement n°6) à ce que le Service Civique soit massivement développé pour être rendu accessible à tous les jeunes. Lors d’un face-à-face entre les associations et les représentants des candidats à l’élection présidentielle, le 7 mars dernier, Le Mouvement Associatif a invité les représentants des candidats à rendre le Service Civique accessible à environ 500 000 jeunes par an (en préservant la durée moyenne de 8 mois).

 
Retrouvez ici leurs réponses.
Question : « Vous engagez-vous à promouvoir le Service Civique auprès de tous les jeunes dès 16 ans, et à allouer les moyens financiers et humains nécessaires, à le rendre réellement accessible à tous les jeunes, en maintenant une durée moyenne de mission de 8 mois, soit au moins 500 000 places par an d’ici 2027 ? »
Clémentine Autain, représentante de Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise
« Dans le projet de l’Union Populaire, on a une autre proposition, qui du coup supplante celle-ci. C’est un emploi spécifique jeune que nous voulons créer, d’une durée de 5 ans – donc au-delà de vos huit mois. Ce serait dans le secteur non-marchand et public, donc qui vous concerne directement et qui doit permettre à la fois de lutter contre le chômage des jeunes qui aujourd’hui atteint des niveaux absolument inacceptables, et doit permettre de répondre à des besoins non satisfaits aujourd’hui et essentiels. Je parle de besoins non superflus, mais des besoins fondamentaux. Je fais une parenthèse : la question des besoins aujourd’hui est non seulement fondamentale mais révolutionnaire : c’est-à-dire que si on organisait la société à partir de la réponse aux besoins véritables de la population, on arriverait à complétement changer l’ensemble de notre système politique, social et économique. Fin de la parenthèse mais c’est important. Donc ce qu’on veut faire ce sont ces emplois spécifiques jeunes, qui seront rémunérés, subventionnés en fait car rémunérés par l’Etat. Ça vous permettrait à vous, tissu associatif, d’avoir des jeunes qui s’engagent, sont volontaires et sont rémunérés pour faire ce travail.
Donc c’est non, mais c’est mieux. »
Patrick Kanner, représentant de Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste
« J’ai un moyen : il faut supprimer le SNU. 110 millions cette année dans le budget… je peux comprendre l’esprit du SNU, mais moi j’ai porté le Service Civique, le développement du Service Civique… Je sais qu’on a des spécialistes dans la salle, notamment d’Unis-Cité. Le Service Civique c’est l’école de l’engagement pour les jeunes, l’école républicaine de l’engagement pour les jeunes. Le SNU est un gadget. Et quand on sait qu’aujourd’hui il y a quatre jeunes pour une place de Service Civique… Dieu sait que je me suis battu pendant 3 ans pour avoir des moyens supplémentaires mais j’avais un soutien de poids, en l’occurrence François Hollande. Je peux vous dire qu’Anne Hidalgo croit énormément au Service Civique comme étant la porte d’entrée vers une société bienveillante. »
Julien Bayou, représentant de Yannick Jadot, Europe – Ecologie Les Verts
« Oui au Service Civique, clairement, et non à la précarité. Et non, l’engagement ne se décrète pas c’est pourquoi nous les écologistes, y compris les jeunes écologistes, on est férocement hostile au SNU, dont l’armée ne veut pas d’ailleurs. C’est en fait une très mauvaise réponse à une bonne question. On est pour le Service Civique, on est pour que ce soit un élément du projet personnel [des jeunes]. J’étais particulièrement choqué quand j’ai vu qu’il y avait une offre pour s’occuper de l’aire d’enfants au centre de rétention administrative de Roissy. Donc en fait on ne peut pas faire en même temps solidarité et en même temps xénophobie. Donc revalorisation de l’indemnisation, des missions : on a un sujet de cannibalisation des emplois juniors. Quand le Service Civique ou les stages permettent de remplacer un emploi pérenne (parce que les associations ont peu de moyens), on a une forme de dumping de cette jeunesse qui cherche un avenir et qui cherche à s’engager. Comme on se battait avec Génération Précaire pour la question de la régulation des stages, il faut remettre une règle minimale pour tout le monde et que ça offre une rémunération décente et une protection sociale. Avec le revenu minimum universel, ça permet de sortir de la pauvreté cette jeunesse qui est discriminée car elle n’a pas accès au RSA 18-25 ans. »
Pierre Laurent, représentant de Fabien Roussel, Parti Communiste
« Oui, nous sommes favorables à un droit universel d’accès au Service Civique, accessible à tous. La question est celle des financements, mais c’est surtout de rendre effectivement ce droit accessible à tous réellement. Ça suppose de développer une série de dispositifs : de développer la possibilité d’y accéder par exemple dans son parcours d’étudiant, en valorisant ça dans son parcours et d’en créer les conditions ; donc il faut que ce droit soit créé de manière à ce que ce ne soit pas une dérogation au parcours de formation d’un jeune. C’est vrai d’ailleurs dans tout type de parcours de formation à nos yeux. Il faut aussi créer cette accessibilité pour des salariés qui voudraient pouvoir se dégager un temps, notamment les jeunes, pour compléter leur formation ou aller regarder un autre type d’activité, enrichir leur parcours. Et ça s’inscrit plus généralement d’ailleurs dans une conception qui est la nôtre de créer une vision assez différente de celle de l’emploi qu’on a aujourd’hui, pour aller vers un parcours tout au long de la vie, d’emploi et de formation permettant aux gens de naviguer, de passer d’un emploi à un temps de formation ou à un Service Civique, à chaque fois en veillant à ce que les compétences acquises soient reconnues dans le parcours professionnel pour pouvoir enrichir le développement professionnel. En l’occurrence, parce que c’est aussi le cas avec le Service Civique, élargir son horizon sur la société, sur le monde, car les services civiques c’est en France mais ça peut être aussi à l’étranger. »
Damien Abad, représentant de Valérie Pécresse, Les Républicains
« La réponse est oui, mais il faut fixer un point extrêmement important auquel je crois à titre personnel et ma candidate y croit aussi : moi je ne crois pas à un Service Civique sur 2, 3 jours, 1 semaine ou 15 jours. Nous pensons très clairement qu’il faut au moins, 4, 5 ou 6 mois pour avoir un impact sur la société en tant que telle. Ensuite nous souhaitons même aller plus loin sur le Service Civique et augmenter le nombre de personnes bénéficiaires par rapport à aujourd’hui. Il faut travailler à sa généralisation mais ça nécessite de motiver et de fixer un cap pour tout le monde. Dans le Service Civique il y a tous les acteurs qui vont y travailler et recevoir ces jeunes. C’est essentiel, c’est la conscience du vouloir vivre-ensemble et je pense qu’à un moment donné, dans la vie il faut donner du temps aux autres et donner du temps à la société. L’exercice de la Nation est un plébiscite de tous les jours et je pense que le Service Civique doit contribuer à ça. Donc oui à la généralisation et à l’extension mais aussi à une redéfinition du cadre, du périmètre. C’est un vrai chantier sur lequel on doit s’engager. »
Christophe Castaner, représentant d’Emmanuel Macron, La République En Marche
« Oui sur l’ambition, l’enjeu, la méthode, y compris d’ailleurs pour que nos efforts communs puissent sensibiliser plus largement l’ensemble des jeunes et l’ensemble de la jeunesse, y compris dans sa diversité, je pense que c’est absolument nécessaire. Nous devons sur ces sujets contribuer ensemble à faire plus de promotion. Le constat en 2021 et 2022 c’est qu’on a 100 000 missions de plus financées, c’est historique et il faut cheminer vers cet objectif. Je ne sais pas si on pourra l’atteindre pendant la mandature mais je pense qu’il faut se fixer cet objectif. »
« 500 000 places par an d’ici 2027 ? »

  • Christophe Castaner acquiesce.

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