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Les partenaires d’Unis-Cité aux niveaux national et local saluent la mobilisation des jeunes du Service Civique pendant la crise

La Délégation interministérielle aux réfugiés, la ville de Bordeaux ou l’ONG Forum Réfugiés s’accordent sur l’importance du Service Civique

 
Alain Régnier, Délégué Interministériel à l’Accueil et à l’Intégration des réfugiés
« Aujourd’hui, les jeunes en Service civique se placent comme des acteurs incontournables d’une nouvelle forme de cohésion sociale»
« Les équipes d’Unis-Cité ont été réactives et dynamiques. Lorsque cela a été possible, les missions de Service civique ont été réaménagées afin de répondre aux critères de sécurité mis en place par le gouvernement.
C’est par exemple le cas en Occitanie où les jeunes ont été mobilisés sur un nouveau type de mission solidaire visant à maintenir le lien avec les personnes vulnérables. D’autres volontaires ont été sollicités, auprès des équipes de réfugiés.info, pour la traduction d’informations relatives aux mesures exceptionnelles liées à la situation actuelle. Cette plateforme en ligne et collaborative a été créée dans le but d’accompagner les personnes réfugiées dans leur parcours d’intégration en France. La priorité étant de rendre l’information accessible et libre au plus grand nombre !
On constate chez les jeunes volontaires une volonté indéniable de participer activement à l’élan solidaire né depuis le début de la crise. Aujourd’hui, les jeunes en Service civique se placent comme des acteurs incontournables d’une nouvelle forme de cohésion sociale.
Unis-Cité a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation, autant dans le management de ses équipes que dans l’innovation des outils d’accompagnement.
Des nouvelles formes de solidarité ont vu le jour grâce notamment à l’utilisation des outils numériques. Dans ce sens, l’engagement des jeunes a permis de réduire la fracture numérique et lutter contre l’isolement social de personnes en situation de grande vulnérabilité, en pariant sur le dialogue et l’humain. Il a fallu créer du lien et fédérer autour de l’idée que, malgré le confinement, personne ne devait avoir le sentiment d’être hors-sol. Ce sont les jeunes qui nous donnent la plus belle leçon de solidarité et d’humanisme : face à une situation exceptionnelle, protéger ses semblables doit être une priorité ».
 
Alexandra Siarri, 2e adjointe au maire de Bordeaux :
« Une crise est un révélateur et montre qu’Unis-Cité est nécessaire, même s’il va falloir réfléchir à pouvoir plus rapidement adapter les missions des jeunes… »
La ville de Bordeaux soutient Unis-Cité depuis l’origine et finance le programme Coop’R pour les réfugiés depuis 2019.
Pourquoi la ville de Bordeaux soutient-elle le Service Civique et notamment Unis-Cité ?
Nous croyons profondément dans la place des jeunes et Bordeaux a été une des premières grandes villes à soutenir le Service Civique. Unis-Cité est une structure très intelligente et efficace, et c’est un partenariat très satisfaisant pour nous, même si cette association n’est pas le seul opérateur de Service Civique que nous soutenons.
Qu’attendez-vous de ce dispositif dans une période de crise comme celle que nous traversons ?
C’était très difficile au début de la crise. On a réussi à ce que des jeunes nous accompagnent sur la plateforme téléphonique mise en place pour les personnes âgées. C’était compliqué de changer les missions des jeunes. Le fait qu’ils les mènent notamment dans des établissements spécialisés pour les personnes âgées faisait que les conditions de sécurité n’étaient pas remplies, et cela a pas mal réduit les marges d’action.
Sur le fond, le dispositif Unis-Cité est très innovant et c’est l’incarnation même de la fraternité dont on manquait. Une crise est un révélateur et montre qu’Unis-Cité est nécessaire, même s’il va falloir réfléchir à pouvoir plus rapidement adapter les missions des jeunes en cas de modification importante de l’environnement.
Concernant plus spécifiquement la population réfugiée, qu’apporte le Service Civique en temps normal ? Et pendant le confinement ?
Ce que j’ai vu c’est que les jeunes réfugiés intégrés dans le Service Civique d’Unis-Cité ont franchi beaucoup plus facilement l’obstacle du confinement que d’autres jeunes, même étudiants, dont certains ont été hyper fragilisés par leur isolement. Le Service Civique leur permet de développer une notion de parcours commun avec les autres jeunes nés en France qu’ils côtoient dans les équipes. Ils constatent tous qu’ils ont les mêmes questionnements et les mêmes envies. Qu’ils se ressemblent malgré des parcours extrêmement différents. Ce qui est bien ce sont les connivences qui se mettent en place.
Aurore Gilbert, Forum des Réfugiés, en Occitanie :
« Le partenariat avec Unis-Cité a vocation à s’agrandir… Les jeunes en Service Civique se sont montrés très réactifs ! »
Aurore Gilbert est responsable du programme Accelair Occitanie :
Pourquoi le partenariat de Accelair Occitanie avec Unis-Cité et en quoi les jeunes en Service Civique apportent-ils quelque chose de particulier ?
Ce partenariat est né d’une volonté commune d’accompagner les jeunes bénéficiaires d’une protection internationale (BPI) dans un parcours d’intégration autour des principes Accelair : accueil et accompagnement social individualisé, accès au et maintien dans le logement, accès à et maintien dans l’emploi. Grâce au programme proposé par Unis-Cité (accueil de jeunes réfugiés au sein d’équipes de jeunes français en Service civique), les jeunes intègrent un processus d’immersion favorisant l’apprentissage de la langue française, essentiel à l’intégration de ces jeunes allophones, la mixité sociale et de meilleures conditions de subsistance. La complémentarité de nos programmes et l’articulation de nos missions respectives sont un point fort pour proposer une première entrée dans le monde professionnel grâce aux missions de Service civique. S’ensuivent un accompagnement professionnel individualisé et un accompagnement à l’accès au logement. Soit un premier pas vers l’autonomie et l’insertion.
Pendant le confinement, quels sont les besoins spécifiques/supplémentaires ? Les jeunes volontaires ont-ils pu y répondre ?
Le confinement, de manière générale, a bousculé l’organisation du travail. Nous avons dû faire preuve d’adaptation pour ne pas rompre le lien avec les réfugiés que nous accompagnons. Une politique de « l’aller-vers » s’est largement instaurée, avec la volonté de rester en contact avec un maximum de ces personnes. Vaincre la barrière de la langue s’est avéré un véritable défi dans cette configuration de travail à distance. Les jeunes d’Unis-Cité se sont montrés très réactifs en nous proposant le projet « relais communautaire ». Dès les premiers jours de confinement, nous avons réfléchi à une manière de communiquer avec les personnes accompagnées, par téléphone, sur les nouvelles réglementations nationales (confinement, fonctionnement des attestations, gestes barrières, etc.). Dans un premier temps, un message leur a été envoyé pour demander si elles voulaient être appelées par les jeunes d’Unis-Cité dans leur langue natale. Dans un second temps, une trentaine de foyers ont donc été contactés par les volontaires.
Quel bilan tirez-vous aujourd’hui ?
La mise en place rapide et efficace de ce dispositif nous permet d’affirmer que nous sommes en mesure d’agir et de réagir rapidement et en partenariat, face à des situations qui le demandent. L’articulation de nos programmes et de nos compétences est une vraie force, que nous devons développer. Cela s’est aussi avéré une opportunité pour les jeunes de se sentir utiles, de valoriser leurs compétences et de participer au bien commun, en gardant un lien social.
Plus largement, le partenariat entre ACCELAIR et Unis-Cité a vocation à s’agrandir à l’avenir, notamment en Occitanie, afin de mieux répondre aux enjeux spécifiques d’accompagnement à l’intégration, à l’accès au logement et à l’emploi des jeunes bénéficiaires de la protection internationale.

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