Ruben Djagoue est lauréat du prix Live for Good 2017, pour l’entreprise qu’il a créée,

après son service avec Unis-Cité (2013-2014), comme “Médiaterre”

Ruben Djagoue (26 ans), l’un des 5 lauréats du prix Live for Good 2017 *, a fait son Service civique avec Unis-Cité en 2013 à Melun.

Il était volontaire dans le programme Médiaterre.

Ayant ensuite fait une licence de management à Créteil, il a créé Beny’s hot dog, entreprise de snacking sur triporteurs. Né au Bénin, il est arrivé à 3 ans dans la cité des Pyramides, à Evry.

 

ªPourquoi le Service civique ? « Après mon DUT techniques de commercialisation, mon idée était de me rendre utile, de participer à un projet collectif et enrichissant. J’ai choisi Médiaterre, parce que c’était nouveau pour moi les questions d’environnement, une manière d’apprendre ».

ªQu’est-ce que ça t’a apporté ? « J’ai fait des belles rencontres, avec les autres volontaires et avec les familles à qui on a appris les éco-gestes. J’ai aussi, avec mon tuteur de Service civique, pu travailler sur mon projet d’avenir : ça m’a permis de définir que je voulais faire du management. Dans mon équipe de volontaires, j’étais un peu le leader, c’est venu de façon assez naturelle. Le Service civique, c’est une expérience enrichissante et une passerelle ! »

ªComment t’est venue l’idée de créer une entreprise ? « En stage au Danemark, j’ai vu tous les food-trucks qui vendent des hotdogs, alors j’ai eu envie d’importer le concept. J’ai travaillé dessus pendant ma licence, c’était mon « projet » et j’ai fait le business plan. Ensuite, j’ai travaillé dans un cinéma, tout en lançant Beny’s comme auto-entrepreneur. Mon concept à moi, ce sont des triporteurs qui proposent des hotdogs avec toute une variété d’assaisonnements, et je veux faire de l’insertion professionnelle pour des jeunes de banlieue sans diplôme, mais intéressés par la restauration rapide ».

ªOù en es-tu aujourd’hui ? « Désormais en SAS, je ne gagne pas encore ma vie. Mais en principe, à partir du début 2018, je devrais pouvoir me verser un salaire. Le prix Live for Good m’aide bien : les 10 000 euros et l’incubateur de La Ruche qui m’accompagne pendant la phase de développement. J’ai aussi fait du crowdfunding. Et je participe à des événements prestigieux. Je ne peux pas encore embaucher de salarié, mais j’ai un stagiaire alterné qui arrive.

ªComment vois-tu l’avenir ? Très positif. Je suis bien entouré par des pro, qui m’aident à anticiper, à prévoir. Je suis très confiant. J’aime le street-food parce qu’on rencontre en direct les clients. Mes objectifs, c’est de créer une équipe, et de promouvoir la diversité.

Ensuite, lorsque Beny’s sera bien lancé, j’ai envie d’aborder d’autres secteurs, comme le divertissement et le e-commerce. Il ne faut pas se renfermer, il faut essayer de rencontrer le maximum de personnes. Le seul moyen d’apprendre, c’est d’y aller … et ce qu’on apprend sur le terrain, c’est ce qui compte vraiment ! »

* Chaque année 5 jeunes, lauréats du Prix Gabriel Live for Good, bénéficient d’un programme d’accompagnement complet de 10 mois, pour transformer leur projet en entreprise sociale, assorti d’une bourse (10 000 euros).