Zoom sur « Inclusion Numérique des Réfugiés »

Auteur de l'article :
Metz

Unis Cité METZ
4 rue de Normandie,
57070 Metz
09.53.47.70.30
metz@uniscite.fr

Découvrir l'antenne
Depuis le mois de janvier, l’engagement des volontaires en service civique au sein de l’équipe COOP’R a pris un nouveau tournant. Pour 7 d’entre eux, engagés dans la mission “d’Inclusion Numérique des Réfugiés”, les permanences numériques ont débuté dans 4 structures partenaires. A cette occasion, les volontaires se sont prêtés au jeu de l’interview avec leur coordinateur, Mathieu Haro.

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes des volontaires en Service Civique au sein d’Unis-Cité, Khadija, Laura, Griselda, Jodie, Robina, Sandy et Romain. Nous faisons partie de l’équipe COOP’R, composée de réfugiés et de francophones. Au sein de notre équipe, nous sommes attachés à une mission particulière qui s’appelle « Inclusion Numérique des Réfugiés ».

« L’inclusion numérique des réfugiés », c’est quoi au juste ?
Pour nous, il s’agit de répondre aux besoins d’un public étranger ayant des difficultés avec la langue française et le numérique. En effet, les démarches à réaliser sur un ordinateur et sur internet sont de plus en plus courantes. Pour de nombreuses personnes, ces outils sont difficile d’accès. Certains n’ont pas l’habitude de les utiliser, ils ont aussi peur de faire des erreurs. Si on ajoute les problèmes de compréhension avec le français, cela devient un vrai casse-tête.
Où et quand peut-on venir trouver votre aide ?
Nous intervenons pour l’instant au sein de 4 structures partenaires différentes. Au centre CASSIS, 11 rue de Champagne, tous les mardis de 14h à 16h. A Borny Buzz-La Passerelle, 1 rue du Béarn : tous les jeudis de 9h à 11h. Mais aussi une fois par semaine à la Maison du FLE, 3 rue du Limousin et enfin, une fois par semaine à la résidence jeunes Sainte Constance, dans le quartier du Sablon.
               
Les permanences sont-elles ouvertes à tous ?

Nous proposons à la fois des permanences individuelles en fonction des besoins de chacun, comme au CASSIS, et aussi des ateliers collectifs sur des thématiques particulières, comme à Borny Buzz. Ces deux permanences sont ouvertes au public, il suffit de venir ou d’appeler pour s’inscrire et participer. Pour les ateliers et permanences à la Maison du FLE et à la résidence Sainte Constance, nous travaillons avec un public qui est déjà inscrit dans des activités sur place.
Pouvez-vous détailler un peu vos activités ?
Lors de ces permanences, nous apportons des connaissances comme l’utilisation d’un ordinateur, d’un téléphone portable ou encore la connexion à un site internet pour voir des comptes, des mails, aller sur le site de la CAF, ou du pôle emploi ; mais aussi se connecter à un réseau social, faire une recherche internet, suivre la scolarité de ses enfants, trouver un itinéraire… Nous essayons vraiment de faciliter le quotidien des personnes réfugiées et allophones.
Pour finir, quelles sont vos attentes en tant que volontaires ?
Ces permanences n’ont pas que pour but de transmettre des connaissances, elles permettent aussi aux réfugiés d’apprendre du vocabulaire et de créer du lien social. Nous espérons palier à leurs difficultés numériques afin de les intégrer au mieux à la société française. Mais nous sommes aussi là pour nous ouvrir à d’autres cultures, pour partager et pour apprendre de la richesse de chacun. Enfin, pour les réfugiés du groupe, c’est encore plus valorisant de pouvoir aider des personnes qui connaissent des difficultés qui leur sont familières.
Merci à vous et bon courage dans vos interventions !