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15
Juillet

Les actions et l’impact d’Unis-Cité dans les Quartiers prioritaires (QPV)

Unis-Cité

 

18,7% des jeunes d’Unis-Cité en 2018 habitaient en quartiers dits « prioritaires » , un taux nettement plus élevé que dans l’ensemble des autres structures d’accueil (selon le Rapport d’activité 2016 de l’Agence du Service Civique : le taux national est « stable, à 13,3% »). Cela grâce à des démarches diverses volontaristes pour mobiliser ces jeunes. Mathilde Mouton, responsable de l’antenne Unis-Cité de Seine-Saint Denis le confirme : « 40% de nos jeunes habitent en QPV, et la plupart des actions qu’ils réalisent dans le département sont dans ces quartiers. »

Les antennes Unis-Cité installées dans les QPV attirent davantage de jeunes de ces quartiers : à Lille, Metz, Bondy, Dijon ou Reims, des antennes Unis-Cité sont installées au cœur des quartiers prioritaires, certaines depuis fort longtemps. En général, cela facilite l’accès des jeunes de ces quartiers au Service Civique ainsi que le montage de projets en faveur de leurs habitants, mais engendre aussi d’autres défis…

A Reims par exemple, Unis-Cité est installée depuis 2014 dans le grand quartier (30 000 habitants) de la Croix du Sud. « Nous avons 25% de jeunes de QPV dans nos équipes de volontaires. C’est bien, même si, à la demande de la mairie qui nous finance en partie, nous visons 50% », précise le responsable d’antenne, Fabien Kempeneers… Il ajoute : « un certain nombre sont diplômés. Il ne faut pas penser que, parce qu’ils vivent ici, ce sont tous des décrocheurs ou des jeunes qui s’arrêtent après le bac ». Petite mise en garde aussi : « Nous ne pouvons pas prendre une trop grande proportion de jeunes de quartiers, car nous n’attirerons plus ceux du centre-ville et ne pourrons plus faire de la mixité sociale comme le veut le projet Unis-Cité ».

 – Comment mobiliser les jeunes des quartiers ? « Ruses et astuces » locales d’Unis-Cité : à Bordeaux : « à notre demande, les bailleurs sociaux avec qui nous travaillons envoient des lettres à leurs locataires et nous permettent un affichage ciblé dans les halls d’immeubles, nous faisons aussi des séances d’infos délocalisées dans les QPV et mobilisons les prescripteurs locaux ». En Essonne / Seine-et-Marne : « Nous avons des partenariats avec la mairie et des prescripteurs Jeunesse ancrés dans les QPV (Mission Locale, Réseau Information Jeunesse, assistantes sociales, éducateurs spécialisés…). On organise des séances d’information sur le Service Civique dans leurs locaux. Des temps d’information autour du Service Civique sont aussi organisés à destination de leur public, sur la zone ciblée, tandis que des affiches de recrutement sont transmises aux bailleurs sociaux partenaires pour apposer dans les immeubles » ; A Dijon : « nous avons une bonne connaissance des QPV, car nos locaux sont implantés au cœur d’un Quartier Prioritaire, et les nombreuses actions menées par nos équipes de jeunes sur le terrain dans les QPV permettent aux jeunes de ces quartiers de nous connaître ; nous sommes également bien connus des acteurs de terrain » ; Dans l’Ain : « des projets sont menés par les volontaires en pied d’immeubles à Bourg, depuis 3 ans, nous avons aussi un financement Contrat de Ville pour nos jeunes de Bourg et ceux d’Ambérieu, ainsi qu’un projet interbailleurs sur les QPV de Bourg » ; A Lens/Béthune : « nous délocalisons au maximum nos séances d’information dans les quartiers, en choisissant des structures connues des jeunes et en lien avec des éducateurs et animateurs qu’ils connaissent ». 

Unis-Cité permet à des jeunes de toutes origines d’agir au cœur des quartiers populaires :

60% des missions confiées aux équipes de volontaires Unis-Cité (des équipes mixtes, composées aussi de jeunes n’ayant jamais auparavant mis les pieds dans un quartier prioritaire…), sont déployées au cœur de plus de 300 QPV,.

A Marseille, Caroline Sala, responsable de l’antenne d’Unis-Cité explique : « dans les quartiers prioritaires notre principal canal de communication c’est le bouche à oreille des jeunes, nos anciens volontaires, qui communiquent auprès de leur famille, leurs amis, etc., mais aussi notre visibilité tout au long de l’année puisque les jeunes en Orange (NDLR : les volontaires d’Unis-Cité) mènent de nombreuses actions en pied d’immeubles, ou dans les établissements scolaires implantés au cœur des QPV… Nous participons aussi à des forums situés dans ces quartiers, ce qui fait d’Unis-Cité un acteur de quartier non négligeable… ». Plusieurs programmes nationaux d’Unis-Cité bénéficient essentiellement aux populations des « quartiers » : –          Les Médiaterre : en 2018, 230 volontaires d’Unis-Cité ont agit pour faire entrer l’écologie dans les quartiers populaires et permis aux habitants de faire des économies (eau, énergie, alimentation…) ; –          Les Volontaires de la Transition Energétique : en 2018, 290 jeunes se sont mobilisés pour aider des familles aux revenus modestes à maîtriser leur consommation d’électricité ; –          Rêve & Réalise : en 2018, 340 jeunes « innovateurs sociaux », dont beaucoup habitant en QPV et sans qualification, ont été formés et accompagnés par Unis-Cité pour développer leur propre projet solidaire (30% des projets réalisés cibleaient en outre les quartiers prioritaires)… Ce programme est le seul dispositif en France qui soutienne des jeunes de QPV pour devenir des entrepreneurs sociaux… –          Les Néo-Citoyens : en 2018, 100 jeunes d’Unis-Cité ont organisé des ateliers d’éducation à la citoyenneté dans les écoles des quartiers difficiles, proposant aux élèves de déployer des actions citoyennes concrètes…

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