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Les réponses de Yannick Jadot


Réponses de Yannick Jadot
 
1. Afin de faire du Service Civique une étape de brassage social pour tous comme le veut la loi, mais aussi pour le rendre plus accessible et plus impactant pour les jeunes, Unis-Cité propose d’acter le principe selon lequel toutes les missions de service civique devraient être réalisées « en équipes de jeunes », avec un principe de mixité. Qu’en pensez-vous ?
Nous sommes tout à fait d’accord avec cette proposition. Le service civique est le lieu où l’ensemble des jeunes de France, peu importe leur milieu social ou leur provenance géographique, peuvent se retrouver et échanger. La création d’un service civique en “équipe de jeunes” en mixité permettra de renforcer la cohésion entre les jeunes et le brassage socio-culturel.
 
2. D’aucuns appellent à la réinstauration d’un service national obligatoire. Nous sommes nombreux à penser que le Service Civique, sorte d’année de césure citoyenne, à la fois utile pour les jeunes en termes d’insertion citoyenne et professionnelle, utile pour les structures qui les accueillent* et indispensable pour le devenir de notre vie démocratique, devrait faire partie du parcours éducatif de tous les jeunes. Que pensez-vous de faire du Service Civique un passage nécessaire, valorisé et soutenu massivement par l’Etat dans le parcours de tous les jeunes ?
Sans le rendre obligatoire, nous sommes parfaitement d’accord avec votre vision du service civique, et sur son importance comme vecteur d’insertion sociale et professionnelle et son rôle dans la formation des citoyen.es de demain. Nous souhaitons encourager et généraliser le service civique, inciter les jeunes à participer par des campagnes de communication ciblées, et renforcer les moyens alloués.  Nous souhaitons aussi encourager les jeunes à prendre une année de césure après leur lycée, comme c’est déjà le cas dans beaucoup de pays étrangers. Nous voulons enlever cette pression qui pèse sur les élèves lors du lycée sur leur choix d’orientation, d’études ou de parcours professionnel. En décalant d’un an leur entrée dans les études ou dans le monde professionnel, nous voulons encourager les jeunes à prendre le temps de la réflexion, à voyager, à s’engager pour des causes qui leur importent. Dans cette dynamique, nous pensons que la réalisation d’un service civique après le lycée est un très bon moyen pour les jeunes, notamment ceux issus de milieux modestes qui n’ont pas les moyens de financer cette année de césure, de se former à la citoyenneté et aux enjeux sociaux et environnementaux et de s’insérer professionnellement. La réalisation d’un service civique sera ainsi encouragée dans les choix d’orientation après le bac. Le service civique dans le cadre associatif est un bon moyen de susciter des vocations et former de futurs bénévoles responsables.
 
3. Le Service Civique est financé aujourd’hui à hauteur de 130 000 jeunes par an (il devrait en concerner 200 000 en 2022 grâce au budget complémentaire apporté par le plan de relance) – ce qui correspond à environ 80 à 120 000 places de 8 mois en moyenne cofinancées par l’Etat. 67% des jeunes déclarent vouloir faire un service civique? – soit un besoin de 500 000 places par an. Seriez-vous prêts à créer un « droit au Service Civique » : à faire en sorte que tous les jeunes, dès le collège, soient informés de la possibilité pour eux d’en faire un (dès 16 ans donc), et que tous puissent y avoir effectivement accès (en finançant donc au moins 500 000 places par an) ?
Nous sommes tout à fait en accord avec cette proposition (voir réponse ci-dessus). Nous voulons encourager les jeunes à s’engager, et nous souhaitons créer un droit au service civique en lançant des campagnes de communication ciblées, afin de le faire connaître aux jeunes, et en finançant 500 000 places par an.
Cette généralisation du service civique pour en faire l’étape principale d’un parcours citoyen tout au long de la scolarité et des études nécessite un choix politique et financier : mettre un terme au Service National Universel (SNU) qui est un dispositif redondant et budgétivore avec des crédits de 110 millions d’euros en 2022 pour 50 000 jeunes concernés…alors que le budget du Service Civique est aujourd’hui de 500 millions d’euros.
 
4. Le Service Civique Solidarité Séniors a été lancé il y a un an pour renforcer le déploiement de jeunes en Service Civique auprès de nos seniors isolés. Que pensez-vous de soumettre au Parlement, tous les 5 ans, sur proposition du CESE et/ou d’une consultation citoyenne mobilisant les jeunesses de France, les 3 à 5 grandes causes sur lesquelles les jeunes devraient être, par le service civique, mobilisés en priorité pour les 5 années à venir, avec une mobilisation animée en associant outre le ministère en charge, l’ensemble des acteurs associatifs et collectivités territoriales concernés ?
Dans une volonté d’impliquer les citoyen.nes dans le choix démocratique, nous sommes en accord avec votre proposition de soumettre au Parlement, après une consultation citoyenne, les 3 à 5 causes de mobilisation. Cette consultation devra impliquer massivement les jeunes.
 

« Quand on regarde toutes les enquêtes, et j’ai suivi le développement du Service Civique – les jeunes ont toujours adoré. Ça leur a permis de se construire et se projeter. Je veux massifier le Service Civique. Si on arrive à 500 000 jeunes, c’est déjà très bien. On est à 120 000, 130 000 par an donc il faut d’abord faire de l’information : les jeunes sont très peu au courant du Service Civique. Il faut mieux l’encadrer et ouvrir davantage de possibilités.”

Yannick Jadot, « des candidats et des jeunes », maison de la radio, 22 mars 2022

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