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27
Novembre

Sébastien Galy, Fondation pour la Nature et l’Homme, partenaire des « EcoVolonterre »

Unis-Cité
premier programme national d’Unis-Cité à être co-construit et co-piloté, avec portage "politique" conjoint d’un grand enjeu de société

Sébastien Galy, Directeur des actions nationales et internationales de la FNH, partenaire du programme « EcoVolonterre » : « Les jeunes en Service Civique représentent un formidable moyen de créer des dynamiques localement… »

 

>> Qu’est-ce que des jeunes en Service Civique peuvent apporter de spécifique à un programme de ce type ?

Quand on questionne les Français sur leur patrimoine naturel, on constate qu’ils sont très attachés à la diversité de nos paysages et conscients de la richesse de la Nature qui nous entoure. Néanmoins, cela reste un enjeu sur lequel il est difficile de les mobiliser car encore perçu comme réservé aux spécialistes, au sein des associations ou des collectivités. Ce n’est pourtant qu’avec l’engagement du plus grand nombre que nous arriverons à préserver notre biodiversité, qui est une sorte d’ « épargne » sur laquelle compter en cas de crise majeure. C’est pour cette raison que la Fondation pour la Nature et l’Homme a créé en 2010 la plateforme www.jagispourlanature.org qui permet de trouver une action de protection de la Nature proche de chez soi dans laquelle s’impliquer une heure, une demi-journée, ou plus si on le souhaite.

Mais, si un outil web peut faciliter l’accès à une information, il ne permet pas de créer des dynamiques sur les territoires car elles dépendent de contacts, rencontres et envie de « faire ensemble ». Les jeunes en Service Civique représentent un formidable moyen de créer ces dynamiques localement, en amenant les habitants à découvrir le patrimoine naturel qui les entoure, en rendant visibles ceux qui travaillent à sa protection au quotidien, et en proposant des pistes d’engagement accessibles au plus grand nombre.

 

>> Pourquoi choisir Unis-Cité comme partenaire pour le monter ?

S’ils suivent leur ampleur actuelle, les changements climatiques et l’érosion de la biodiversité vont modifier en profondeur nos modes de vie et fragiliser considérablement nos modèles économiques et même démocratiques. Cela signifie qu’un jeune en 2018 est confronté à des enjeux planétaires qu’aucun de ses ainés n’a connus, et qu’il lui est difficile de se projeter dans l’avenir sans tenir compte du rôle qu’il peut jouer dans la société. Ceux qui ont entre 20 et 35 ans aujourd’hui peuvent, et doivent, être le moteur qui inversera la tendance.

 

Les enjeux nous obligent à dépasser tous les clivages : politiques, économiques, sociaux et éducatifs. Unis-Cité a toujours misé sur la mixité sociale, l’accès au plus grand nombre, le collectif… c’est pour cela que nous avons immédiatement pensé à elle. C’est, pour nous, la meilleure façon de permettre à des jeunes ayant des parcours socio-éducatifs très différents de vivre une expérience de protection de la Nature pendant leur Service civique et donc de prendre conscience du rôle qu’ils peuvent jouer dans la société de demain. C’est aussi le moyen, en faisant jouer la force que représentent des équipes, de créer localement des dynamiques puissantes et durables.

>> Comment voyez-vous l’évolution de ce programme et de ce partenariat à moyen terme ?

Pour l’instant, il est expérimental car il y a un certain nombre de contraintes, notamment la mobilité des jeunes, que nous devons évaluer précisément avant de le développer à plus grande échelle. Mais un programme de ce type peut prendre des formes très variées et offrir un large éventail d’opportunités d’engagement pour des groupes de jeunes. Je suis convaincu que de nombreux partenaires vont percevoir tout le potentiel d’un tel programme et s’engager à nos côtés dans les années à venir. Que ce soient des associations ayant de gros besoins d’appui, comme les centres de soins de la faune sauvage qui soignent les animaux blessés, ou les collectivités qui veulent impliquer leurs habitants dans des programmes de re-végétalisation urbaine pour lutter contre les « ilots de chaleur », les besoins sont énormes !

La France va aussi accueillir le Congrès mondial de la conservation de la Nature en 2020, à Marseille, et il faut saisir cette opportunité pour fédérer un maximum d’acteurs et créer une dynamique nationale en faveur de la protection de notre patrimoine naturel, avec les jeunes comme moteur principal.

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