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11
Juillet
2016

Meriem, tout juste 19 ans, termine son Service civique avec Unis-Cité en Seine-Saint-Denis

Unis-Cité
où elle s’est consacrée aux réfugiés, elle qui a dû repartir de Tunisie avec sa famille…
Meriem, tout juste 19 ans, termine son Service civique avec Unis-Cité en Seine-Saint-Denis

Française à double nationalité tunisienne, Meriem venait de passer son Bac ES en Tunisie lorsque, poussés par la tournure des événements, ses parents ont décidé de repartir pour la France.

« C’est là que j’ai fait des recherches pour décider quoi faire. Avant de commencer la fac, j’avais besoin de retrouver ma maîtrise émotionnelle et une certaine confiance en moi. C’était difficile après tout ce qu’on a vécu en Tunisie pendant 3 ans (attaque de mon lycée, sentiment d’être constamment menacé). Lors du recensement de 2015, on nous avait parlé du Service civique et ça m’avait intéressée. Quand j’ai vu à la Mission Locale une affiche d’Unis-Cité proposant une mission auprès des réfugiés,  j’ai su que c’est ça que je voulais faire.

Au début ma coordinatrice d’équipe, elle me l’a dit récemment, avait peur que je sois trop fragile (je pleurais très facilement) pour travailler auprès de personnes en grande difficulté. Mais je me suis aperçu que je pouvais mieux me mettre à leur place, les comprendre, les aider, à cause de ce que j’ai vécu. Et puis, comme je parle arabe, j’ai pu être vraiment utile en faisant notamment l’interprète. C’était très enrichissant ce service, j’ai mûri, j’ai appris aussi l’esprit d’équipe grâce aux 23 autres volontaires du programme.

A la fin de mon service, j’ai pu participer aux « Tremplins » organisés par Unis-Cité avec la Fondation Schneider pour nous aider à préparer notre avenir. La rencontre avec des salariés du groupe m’a permis de clarifier et synthétiser mes idées. Ce sera très utile l’année prochaine, à l’université de Caen où j’ai été admise, lorsqu’on me demandera d’écrire un texte sur mes objectifs (précis) en faisant une licence en « langue et civilisation des pays anglophones ». En tout cas, sur le plan professionnel, le Service civique m’a bien montré que, malgré mon Bac ES, ce n’était pas une licence en gestion appliquée qu’il fallait que je fasse, mais que je préférais étudier les langues et les civilisations … pour devenir historienne ou archéologue plus tard, j’espère. »

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